Le Grand Duc
Ce qui nous a séduits dans cette maison du XIXe siècle, c'est son parc clos...
À Aubry-du-Hainaut, entre Valenciennes et la forêt de Raismes, un château du XVIe siècle se cache derrière ses arbres. Il fut élevé par Jean de Thiant, seigneur de Thiant et d'Aubry, à l'époque où les campagnes de François Ier passaient par le Hainaut. Le temps lui a laissé des douves toujours en eau, des blasons de familles nobles successives, un ancien pilori et surtout deux façades qui ne se ressemblent pas, comme si deux siècles s'étaient partagé le chantier. Aujourd'hui, la demeure est un hôtel de charme trois étoiles, doublé d'un lieu de réception prisé pour les mariages. Les équipes de tournage l'apprécient aussi : la série HPI y a posé ses caméras.
Les vrais châteaux habitables sont rares autour de Valenciennes, et celui-ci a le mérite de l'authenticité : pas de pastiche, mais une seigneurie du XVIe siècle avec ses douves, son parc et ses arbres centenaires. Les chambres ont été rénovées pour offrir un confort actuel sans effacer le caractère des lieux. Nous avons aussi aimé l'échelle : une petite quinzaine de chambres, ce qui garde à l'ensemble une atmosphère de maison. Enfin, l'accès est d'une simplicité rare pour un château, à trois minutes d'une sortie d'autoroute.
Le château se trouve à quelques minutes en voiture du centre de Valenciennes et de son musée des Beaux-Arts, et tout près de Petite-Forêt. Vers le nord s'ouvre le parc naturel régional Scarpe-Escaut, le premier parc naturel régional créé en France, avec la forêt domaniale de Raismes-Saint-Amand-Wallers et le site minier d'Arenberg, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO avec le Bassin minier. Saint-Amand-les-Eaux et ses thermes sont à une vingtaine de minutes. La proximité de l'autoroute en fait aussi une étape commode sur la route de la Belgique.
Prix : €€, milieu de gamme
Ambiance : château Renaissance, douves, parc romantique
Chambres : une quinzaine de chambres rénovées, dont des chambres familiales
Idéal pour : week-ends en amoureux, mariages et réunions de famille, séminaires au vert
Ce que nous préférons : la promenade autour des douves, au pied des deux façades dissemblables
Table : petit-déjeuner continental à base de produits locaux ; dîners à thème lors des soirées organisées au château
Équipements : parc à l'anglaise et terrasses, salle de billard, salles de réunion, parking privé gratuit, animaux acceptés
À proximité : Valenciennes, forêt de Raismes-Saint-Amand-Wallers, site minier d'Arenberg, Saint-Amand-les-Eaux
Le parc est la vraie pièce maîtresse du lieu. Dessiné à l'anglaise, il enveloppe le château de pelouses et de grands arbres, et les douves en dessinent la limite. Les terrasses invitent à prolonger les soirées d'été, et la salle de billard prend le relais quand le temps tourne. Le château anime aussi son calendrier : soirée de la Saint-Valentin, salon du mariage à l'automne, fête des vins et de la gastronomie en décembre. Autant de rendez-vous qui disent la vocation de la maison : recevoir.
Beaucoup de couples de la région connaissent Aubry pour y avoir célébré leur mariage. La demeure dispose de salons de réception et de salles de réunion, et elle accueille aussi séminaires et journées de cohésion d'équipe. Pour une famille réunie autour d'un anniversaire, l'hôtel offre la possibilité de dormir sur place après la fête, dans des chambres familiales. Les groupes restent limités, ce qui préserve la tranquillité des autres hôtes.
L'arrivée se fait l'après-midi, entre 16 heures et 21 heures, un créneau à respecter car la réception n'est pas ouverte toute la nuit. Le départ a lieu avant 11 heures. Le parking privé est gratuit, et les animaux sont acceptés. Les week-ends de mariage, le château peut être en partie privatisé : mieux vaut s'en assurer au moment de réserver si l'on cherche une étape parfaitement silencieuse.
Ce qui nous a séduits dans cette maison du XIXe siècle, c'est son parc clos...
Nous avons choisi cette auberge parce qu'elle traverse cinq siècles sans avoir perdu son caractère...
Ce qui nous plaît dans cette maison, c'est le vertige de son histoire : l'hôpital...