The Originals Boutique, La Maison Rouge, Lens Ouest (Qualys-Hotel)
Ce qui nous a convaincus ici, c'est l'histoire du bâtiment autant que le confort qu'on...
La rue Paul Bert file vers le musée, bordée de ces maisons basses en brique que le Nord appelle des corons. L'une d'elles, la Cité 9, logeait les familles de mineurs. Elle porte aujourd'hui cinquante-deux chambres et un restaurant, sans avoir renié grand-chose de ce qu'elle était. Le cabinet lillois Maes Architectes en a conservé les volumes ; le décorateur roubaisien Guillaume Da Silva a poussé les façades vers un lait de chaux noir qui rappelle le charbon et affirme, sans détour, une esthétique du Nord. Le résultat ne joue pourtant pas la carte du musée de la mine. Il vit, il reçoit, il sert le petit déjeuner dès six heures et demie.
Les hôtels installés face à un grand musée se contentent souvent de leur emplacement. Celui-ci raconte la même histoire que les collections d'en face. Le bassin minier est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, et dormir dans un coron restauré vaut mieux que de le lire sur un panneau. À l'intérieur, la brique reste apparente, les chambres assument des tonalités très sombres que viennent trancher des salles de bains d'un blanc franc, et de larges baies ouvrent sur le jardin. S'y ajoute un niveau de service que la ville pratique rarement : une table tenue par un chef, un hammam, des salons où l'on peut s'installer.
L'hôtel fait face au Louvre-Lens : la traversée prend deux minutes, ce qui autorise une première visite le matin et un retour en fin de journée, quand la Galerie du temps se vide. Lens est à trente minutes de Lille en train. Autour, le paysage minier se déroule vite : les terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle, le Centre historique minier de Lewarde, le mémorial canadien de Vimy et ses tranchées conservées, Arras et ses places à arcades. Le stade Bollaert-Delelis se tient à quelques centaines de mètres, et les soirs de match le quartier change de visage.
Prix : haut de gamme
Ambiance : brique nue, noir profond, hospitalité du Nord
Chambres : cinquante-deux chambres et suites, dans les anciens logements ouvriers
Pour qui : week-end culturel au Louvre-Lens, itinéraire patrimoine du bassin minier, séminaire à taille humaine
Ce que nous préférons : le lait de chaux noir des façades, qui fait du bâtiment une pièce de la visite
À table : Le Galibot, carte courte et de saison signée Franck Kasprik ; petit déjeuner en buffet biologique
Équipements : hammam, fitness, jardin, billard, salles de séminaire modulables, parking gratuit, animaux acceptés
À voir alentour : terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle, mémorial canadien de Vimy, Centre historique minier de Lewarde, Arras
Le parti pris est net et il ne plaira pas à tout le monde : les chambres sont sombres, volontairement, pour ramener le calme dans des volumes que l'on devine anciens. Le contraste vient des salles de bains, blanches et lumineuses. Les cinquante-deux clés se répartissent entre chambres et suites, distribuées dans les corps de logis de l'ancienne cité ouvrière, ce qui donne des plans irréguliers et des vues différentes d'une porte à l'autre. Les espaces communs prennent le contrepied, avec un billard, un baby-foot et des fauteuils devant les baies du jardin.
Le restaurant porte le nom que l'on donnait aux jeunes garçons descendus à la mine. Franck Kasprik y tient une carte brève, calée sur la saison et sur les producteurs de la région, avec une place réelle faite aux assiettes végétariennes. C'est une table d'hôtel qui se comporte comme un restaurant de ville : on peut y dîner sans dormir sur place, et beaucoup de visiteurs du musée le font. Le petit déjeuner, en buffet biologique, s'ouvre tôt en semaine.
Le parking est gratuit mais non gardé, précision utile les soirs de match à Bollaert. Les animaux sont acceptés et les familles bienvenues. Le hammam et l'espace fitness sont accessibles aux résidents, et des salles modulables permettent de tenir un séminaire sans transformer l'hôtel en centre de congrès. La gare de Lens se rejoint facilement, ce qui rend le séjour possible sans voiture ; en revanche, les terrils, Vimy et Lewarde supposent de rouler un peu.
Ce qui nous a convaincus ici, c'est l'histoire du bâtiment autant que le confort qu'on...
Nous avons été sensibles à la position d'abord : l'hôtel domine le parcours du Golf...
Ce qui nous a séduits dans cette maison, c'est la cour intérieure qu'il faut traverser...