Hôtel du Golf de l'Ailette, The Originals Relais (Qualys-Hotel)
Nous avons retenu cet hôtel pour un détail qui n'en est pas un : toutes...
Saint-Quentin a été ravagée par la Grande Guerre puis reconstruite dans le style de son époque, ce qui lui vaut aujourd'hui l'un des ensembles Art déco les plus denses de France. Le Picardy en fait partie, avec une façade qui ne laisse aucun doute sur la décennie qui l'a dessinée. L'intérieur ne se contente pas de la citer : on traverse un patio couvert d'une verrière, desservi par un ascenseur panoramique, et la lumière tombe jusqu'au rez-de-chaussée. Le reste a été repris avec sobriété, dans un registre feutré qui laisse le bâtiment parler.
Parce que l'hôtel est un argument de visite à lui seul. Dans une ville que l'on parcourt pour son architecture, dormir dans un bâtiment d'époque ajoute quelque chose qu'aucune chambre standard ne remplace. Ensuite parce que la rénovation a été menée sans effacer le lieu : le patio et l'ascenseur panoramique sont restés le cœur de la maison. Enfin parce que la taille, une vingtaine de chambres, garantit un accueil réel, avec un bar ouvert toute la journée et un sauna disponible, ce qui suffit pour un séjour urbain de deux nuits.
L'adresse est rue Dachery, dans le centre historique. La basilique gothique et sa nef immense, l'hôtel de ville et sa façade flamboyante, le musée Antoine Lécuyer et ses pastels de Maurice Quentin de La Tour se rejoignent tous à pied. Le circuit Art déco balisé par la ville passe dans les rues voisines et se suit sans voiture. Un peu plus loin, la réserve naturelle du marais d'Isle met de l'eau et des oiseaux à quelques minutes du centre, et les champs de bataille de la Somme et de l'Aisne sont à portée de journée.
Prix : haut de gamme
Ambiance : Art déco, patio lumineux, feutré
Chambres : une vingtaine, en catégories Supérieure, Confort, Prestige et Luxe, jusqu'à une cinquantaine de personnes accueillies
Pour qui : amateurs d'architecture, séjours urbains de deux nuits, voyageurs d'affaires, visiteurs des champs de bataille
Ce que nous préférons : l'ascenseur panoramique dans le patio, sous la verrière
À table : pas de restaurant, un bar ouvert toute la journée et un buffet continental au petit déjeuner
Équipements : sauna, espaces bien-être privatisables sur réservation, salon privé et salle de réunion à écran interactif, parking privé, accès et chambres adaptés, animaux acceptés
À voir alentour : basilique de Saint-Quentin, hôtel de ville, musée Antoine Lécuyer, circuit Art déco, réserve naturelle du marais d'Isle
Les chambres se répartissent entre Supérieure, Confort, Prestige et Luxe, en lits doubles ou jumeaux, et toutes jouent la clarté plutôt que le pastiche : la référence Art déco reste à l'extérieur et dans les parties communes, les chambres, elles, sont contemporaines et calmes. Les volumes sont généreux pour un hôtel de centre-ville, et l'établissement est accessible aux personnes à mobilité réduite, ce qui reste rare dans un bâtiment ancien. Les animaux sont acceptés.
La maison n'a pas de restaurant et l'assume : le bar tient la journée, le petit déjeuner se prend en buffet continental, et la ville fournit les tables du soir à quelques rues. Côté détente, le sauna est accessible et des espaces bien-être peuvent se privatiser sur réservation, formule appréciable après une journée de marche. Un salon privé et une salle de réunion équipée d'un écran interactif permettent de tenir une journée de travail sans quitter l'hôtel.
Le parking privé est sur place, avec un supplément pour une place en garage sécurisé : à préciser à la réservation si l'on arrive en voiture. Les espaces bien-être et le sauna se réservent, la maison étant petite. Saint-Quentin se rejoint facilement en train depuis Paris, et le centre se parcourt entièrement à pied, la voiture ne servant qu'à sortir vers le marais d'Isle ou vers les champs de bataille.
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