Royal Hainaut Spa & Resort Hotel
Ce qui nous plaît dans cette maison, c'est le vertige de son histoire : l'hôpital...
Fourmies fut, un temps, la capitale mondiale de la laine peignée, et la rue Théophile Legrand porte le nom de celui qui y ouvrit la première filature. C'est lui qui fit élever, en 1841, cette demeure de brique et de pierre bleue sur trois niveaux, flanquée de deux tours d'angle, dans un style éclectique qui lorgne vers le Louis XIII. La maison regardait alors la vallée de l'Helpe Mineure et l'usine familiale en contrebas. Elle a connu la fin de la laine, un pensionnat de religieuses, puis le retour d'une descendance qui l'a restaurée et en a fait un hôtel. Elle a gardé ses volumes, ses boiseries et son parc.
Parce qu'il existe peu d'endroits où l'on dort dans le récit industriel du Nord plutôt qu'à côté. La maison est celle du fondateur, elle n'a pas été achetée à un investisseur de passage mais reprise par la famille, et cela se sent dans la façon dont elle est tenue. Le parc, ensuite : deux hectares d'arbres et de pelouses en pleine ville, qui font oublier qu'il y a une rue derrière la grille. Enfin l'échelle, seize chambres seulement, dont neuf sous les toits d'origine, ce qui laisse à chacune une forme et une lumière différentes. Les voyageurs lui donnent des notes élevées avec une belle constance.
Fourmies est à la pointe sud de l'Avesnois, contre la frontière belge, dans un pays de bocages, de haies vives et d'étangs. L'écomusée de l'Avesnois occupe une ancienne filature de la ville et raconte le textile et la vie ouvrière : c'est la visite évidente depuis le château, à quelques minutes à pied. L'étang des Moines borde la ville, la forêt de Trélon commence juste après, et le parc naturel régional de l'Avesnois déroule ses vergers et ses villages de pierre bleue jusqu'à Maroilles. Chimay et ses brasseries sont de l'autre côté de la frontière, à une demi-heure. C'est une base de randonnée et de tourisme lent, pas une étape de rocade.
Prix : milieu de gamme
Ambiance : château industriel du XIXe, familiale, verte
Chambres : seize, dont neuf dans le château et sept dans les dépendances, jusqu'à trente-six couchages
Pour qui : week-ends nature et patrimoine, familles, groupes qui privatisent, séminaires au vert
Ce que nous préférons : les deux tours d'angle et ce qu'elles font de la lumière dans les chambres du haut
Le matin : petit-déjeuner servi dans la maison, salon à disposition pour la suite de la journée
Équipements : parc arboré de deux hectares, sauna, salle de remise en forme, parking gratuit, salons de réception et de séminaire, animaux acceptés
À voir alentour : écomusée de l'Avesnois et son musée du textile, étang des Moines, forêt de Trélon, bocage et villages du parc naturel régional, Chimay
La distinction compte au moment de réserver. Les chambres du château occupent les étages nobles de la demeure : hauteurs sous plafond, fenêtres hautes, et pour certaines l'angle d'une tour, ce qui donne des volumes que l'on ne trouve pas dans un hôtel construit pour être un hôtel. Celles des dépendances sont plus simples, de plain-pied, pratiques pour une famille ou pour qui n'aime pas les escaliers. L'ensemble, avec ses trente-six couchages, permet aussi de prendre la maison entière pour un week-end à plusieurs, usage que le domaine assume avec ses salons de réception.
Le parc est la deuxième raison de venir. Arboré, fleuri, traversé d'allées, il abrite assez d'écureuils et d'oiseaux pour occuper un café du matin sur la terrasse. C'est aussi ce qui rend la maison utilisable toute l'année : on rentre d'une marche dans le bocage, on prend le sauna, on ressort dans le parc à la tombée du jour. Pour les séjours actifs, la salle de remise en forme complète le tableau, et les chemins de randonnée du parc naturel régional partent à quelques kilomètres. La ville est là, derrière les arbres, mais on ne l'entend pas.
Ce qui nous plaît dans cette maison, c'est le vertige de son histoire : l'hôpital...
Ce qui nous a séduits dans cette maison du XIXe siècle, c'est son parc clos...
Ce qui nous plaît dans cette maison, c'est qu'elle appartient pleinement à sa ville :...